CONFÉRENCIERS D’HONNEUR

Judge Rosario Salvatore Aitala

Jour 1 – Mercredi 21 septembre
9h00 – 10h15 CET (présenté par Giulia Barrera) 

Il est né à Catane, où il a fait ses études, se spécialisant à Rome, Florence et Turku, en Finlande. Fonctionnaire de la police d’État depuis 1992 dans des postes d’enquête et de direction, il est entré dans la magistrature en 1997 et a exercé des fonctions à Milan et dans les parquets de Trapani et de Rome. Il a été conseiller pour les zones de crise et la criminalité internationale auprès du ministre des affaires étrangères et conseiller pour les affaires internationales auprès du président du Sénat. Il a travaillé dans plus de trente pays, résidant notamment en Albanie, en Afghanistan, dans les Balkans et en Amérique latine, traitant des mafias, du terrorisme, de la criminalité internationale et du renforcement des institutions. Depuis 2018, il est juge à la Cour pénale internationale, où il préside la deuxième chambre préliminaire. Professeur de droit pénal international à Luiss Guido Carli et professeur honoraire de droit pénal à l’Universidad de Buenos Aires, il est conseiller scientifique et écrit pour la revue géopolitique italienne Limes. Il a publié « The Method of Fear. Terrorisms and Terrorists », qu’il a présenté à Trame (Laterza, 2018), et « International Criminal Law » (Le Monnier Università, 2021).

Geoffrey Yeo

Jour 2 – Jeudi 22 septembre
10h45 – 12h00 CET 

Geoffrey Yeo est chercheur principal honoraire au département des études de l’information de l’University College London (Royaume-Uni) et membre du comité de rédaction d’Archivaria (Canada) et d’Arhivski Vjesnik (Croatie). Avec plus de 40 ans d’expérience en tant que praticien, consultant et éducateur en archivistique, il est l’auteur de nombreux livres, chapitres de livres et articles sur de nombreux aspects de la théorie et de la pratique des archives et de la gestion des documents. Ses travaux publiés ont remporté le prix Ernst Posner de la Society of American Archivists Fellows en 2009 et le prix Hugh A. Taylor en 2013. Son dernier ouvrage, Record-Making and Record-Keeping in Early Societies, a été publié par Routledge en 2021. Bien qu’il soit désormais retiré de la pratique professionnelle, il reste actif en tant que chercheur et écrivain et intervient lors de conférences sur des sujets archivistiques.

Dr. Anne Gilliland

Jour 3 – Vendredi 23 septembre
9h00 – 9h45 CET 

Anne Gilliland est professeur d’archivistique au département d’études de l’information et directrice du Center for Information as Evidence de l’école d’éducation et d’études de l’information de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA). Elle est membre du corps enseignant des centres de l’UCLA pour les humanités numériques, pour les études européennes et russes et pour l’étude des migrations internationales, ainsi que du Promise Institute for Human Rights de la faculté de droit de l’UCLA.

Elle est membre de la Society of American Archivists et a reçu de nombreux prix dans le domaine des archives et de l’information. Elle est membre honoraire du Centre for Global Research de l’université RMIT de Melbourne et du département d’histoire de l’université de Liverpool. Elle a été professeur à la NORSLIS (Nordic Research School in Library and Information Science) et chercheur honoraire au Humanities Advanced Technology and Information Institute de l’université de Glasgow. Elle a également donné des cours en tant que membre invité de la faculté à l’université Renmin de Chine et à l’université de Zadar, en Croatie. Elle a également été la directrice fondatrice de l’initiative AERI (Archival Education and Research Initiative), désormais mondiale.

Elle s’intéresse de manière générale à l’histoire, à la nature, à l’impact humain et aux technologies associées aux archives, à la conservation des documents et à la mémoire, notamment dans des contextes translocaux et internationaux. Ses travaux portent plus particulièrement sur les systèmes et les pratiques d’archivage et de conservation des documents en faveur des droits de l’homme et de la vie quotidienne dans les situations post-conflit, notamment dans les pays issus de l’ex-Yougoslavie. Ses recherches portent également sur les droits des personnes déplacées de force dans les archives et sur le rôle de la mémoire communautaire dans la promotion de la réconciliation après un conflit ethnique.